Ambrotype (1855-1870) : Procédé positif au collodion sur verre inventé par James Ambrose Cutting en 1854 aux États-Unis et utilisé jusqu'en 1880.
Analogique (image) : En photographie, représentation du réel obtenue par impression lumineuse sur une plaque sensible, une image à la fois. En télévision et en vidéo, résultat d'une analyse et d'une représentation graphique obtenue par un balayage de l'écran avec un faisceau d'électrons lumineux, qui permet la reproduction des masses en noir et blanc ou en couleurs sur un écran cathodique.
Art vidéo : Forme d'art qui
s'est développée par l'utilisation de
moyens électroniques et dont l'outil principal
est le caméscope qui permet l'enregistrement
d'images en mouvement et de sons.
Autochrome : Premier procédé
couleur inventé par les frères Lumière.
Il connut un grand succès commercial entre 1907
et 1930. Une plaque de verre est recouverte d'une
couche de fécule de pomme de terre teintée
en bleu violacé, rouge orangé et vert
puis d'une émulsion noir et blanc. À l'exposition,
les grains d'argent masquent plus ou moins certains
grains de fécule colorés et les couleurs
sont ainsi restituées par synthèse additive.
Après développement, l'image obtenue est
un positif visible par transmission.
Calotype (1840-1855) : Procédé
breveté par William Henry Fox Talbot en 1841
et utilisé jusqu'au milieu des 1850. Il permet
de produire une image par l'exposition dans une chambre
noire au moyen d'un papier sensibilisé avec des
solutions de nitrate d'argent et d'iodure de potassium
et ensuite développé avec du gallonitrate
d'argent. Le grand avantage de ce procédé
sur le daguerréotype était la possibilité
de tirer un seul négatif de multiples positifs.
Camera obscura : Précurseur
de la chambre noire. Tout au début, il s'agissait
d'une pièce dans laquelle les spectateurs pouvaient
regarder des images projetées grâce à
la lumière naturelle qui pénétrait
par une petite ouverture (de la taille d'une tête
d'épingle). Plus tard, cette installation fut
transformée en une boîte portable avec
un orifice, une lentille et un écran. C'est le
principe même de l'appareil photographique.
Carte postale illustrée : Grâce à des règlements postaux du début du XXe siècle, la carte postale illustrée obtient immédiatement la faveur des masses. De format standard (8,7 x 13,6 cm), la carte postale est tirée selon différents procédés d’imprimerie, de la phototypie au demi-ton. Elle demeure l'un des champs photographiques les plus riches du XXe siècle.
Collage : Image réalisée par une combinaison de photographies, de dessins et de divers matériaux collés sur un support.
Contraste : Valeur relative entre les parties les plus claires et les parties les plus foncées d'une image.
Contre-jour : Photographie prise en
se plaçant en face de la source de lumière
et non derrière, comme on le recommande parfois
aux débutants.
Copigraphie : Pratique artistique
consistant à détourner les copieurs de
leur usage habituel à des fins de création.
Le Copy art désigne indistinctement
les différentes façons d'utiliser les
copieurs pour en faire des moyens d'expression, et ce,
quel que soit leur type (thermographique, chimique,
électrostatique, numérique ou analogique).
Couleur (photographie en) : Au XIXe siècle, Ducos du Hauron et Gabriel Lippman, par
des voies totalement différentes, réussirent
à produire les premières photographies
en couleurs. Il faut attendre le XXe siècle pour
qu'apparaissent les premiers procédés
couleur commerciaux.
Cyanotype : Inventé par l'Anglais
John Herschel en 1842, le cyanotype permettait d'obtenir
directement une épreuve positive par l'utilisation
de ferricyanure de potassium pour sensibiliser le papier.
Ce tirage permanent et bon marché, aussi appelé
aussi blue print, sert encore aujourd'hui en architecture.
Daguerréotype (1839-1860) : Image positive obtenue sur feuille d'argent plaquée sur cuivre selon un procédé imaginé par Louis-Jacques Mandé Daguerre et Nicéphore Niepce, et fixée par amalgame. Ce fut, de 1839 à 1860, la forme populaire de la photographie. Les images obtenues avec ce procédé étaient d'une grande finesse de détails, mais également très fragiles et par précaution, elles étaient présentées sous verre, encadrées ou même protégées par un écrin.
Dessin photogénique : Une excellente connaissance des sels d'argent a permis à William Henry Fox Talbot en 1834 de réaliser les premiers négatifs sur un papier imprégné de nitrate d'argent fixé dans une solution de sel. Ces images étaient le résultat de l'exposition à la lumière d'objets tels que des feuilles d'arbres, des brins d'herbe directement posés sur le papier.
Environnement : Dans l'art contemporain,
correspond à l'attitude des artistes qui veulent
se libérer des limites du support traditionnel
pour étendre l'acte créatif à l'espace
environnant. L'artiste cherche à mettre en relation
l'œuvre d'art et le monde réel.
Épreuve : Image résultant
du développement.
Épreuve à l'albumine argentique :
Procédé utilisé par Louis-Désiré
Blanquart-Évrard entre 1850 et 1920 pour tirer
des épreuves par contact à partir de négatifs
au collodion humide sur verre. Le développement
du négatif est le même que celui employé
pour l'ambrotype.
Épreuve à la gélatine
argentique (1874-...) : procédé
employé depuis 1880 grâce à la recherche
industrielle. Les négatifs sont sensibilisés
en usine et vendus prêts à l'emploi. On
utilisait d'abord des plaques de verre puis des support
souples (cellulose et polyester après 1960).
Ce procédé sert encore aujourd'hui en
photographie noir et blanc.
Épreuve à développement
chromogène : Procédé inventé
par la Compagnie Estman Kodak en 1935, il s'agit des
négatifs en couleurs et des diapositives que
l'on utilise encore aujourd'hui. Les images positives
en couleurs sont constituées de colorants organiques
fixés au papier dans des couches de liant. Ces
colorants représentent les trois couleurs primaires
(cyan, magenta et jaune).
Ferrotype : Procédé inventé par Victor M. Griswold en 1856 et employé presque uniquement pour réaliser des portraits bon marché. Image positive obtenue en exposant une tôle vernie noire enduite d'une émulsion au collodion.
Holographie : Méthode pour créer une image en trois dimensions. Un rayon laser est divisé en deux parties. L'une est réfléchie par un objet et interfère avec l'autre qui vient directement du laser. Le motif d'interférence créé quand les deux rayons se rencontrent est enregistré sur une plaque photographique qui, éclairée par une lumière blanche ou laser, donne une image en trois dimensions.
Infographie : Toute représentation infographique en mode point, vectorielle, bidimensionnelle ou tridimensionnelle, générée par ordinateur.
In situ : Locution latine signifiant « dans le lieu ». S'emploie pour désigner les œuvres d'art créées en fonction d'un lieu spécifique.
Installation : Dans l'art contemporain, réalisation qui tend à substituer à la notion d'œuvre l'ensemble des éléments d'une création en relation avec le lieu où ils sont exposés ou avec leur environnement.
Kirlian : Dispositif qui permet de rendre visible, par des impulsions électriques, l'enveloppe énergétique des substances. Soulignons que cet appareil n'est pas l'apanage de l'occultisme : il est principalement utilisé à des fins thérapeutiques. L'étude rigoureuse de l'enveloppe énergétique du corps permettrait de déceler une maladie bien avant l'apparition des symptômes.
Multimédia : Le terme est apparu vers la fin des années 1980, lorsque les cédéroms se sont développés. Il désignait alors les applications qui, grâce à la mémoire du CD et aux capacités de l'ordinateur, pouvaient générer, utiliser ou piloter différents médias simultanément : musique, son, image, vidéo, interface, homme-machine, interactivité. Aujourd'hui on utilise le mot multimédia pour désigner toute application utilisant ou servant à travailler sur au moins un média spécifique.
Négatif : Image photographique sur laquelle les valeurs du sujet sont inversées : c'est le résultat normal d'un développement suivi de fixage.
Numérique : Qualifie toute
forme d'enregistrement électronique (image ou
son) dont la représentation de données
ou de grandeurs physiques reposent sur des éléments
binaires (1 ou 0). S'oppose à analogique.
Perspective : La perspective naît
à la Renaissance lorsque la vision naturelle
a été pour la première fois reconstruite
par les artifices de la représentation. La perspective
est un procédé géométrique
qui permet de représenter l'espace en trois dimensions.
Photogravure : Procédé utilisé depuis 1852 pour réaliser des tirages multiples d’après des diapositives. Aujourd’hui on utilise encore la photogravure pour des reproductions monochromes de grande qualité.
Photomontage : Permet d'obtenir, en
assemblant des éléments photographiques
découpés, une image composite et sans
rapport avec la réalité.
Positif : Épreuve photographique
dans laquelle les parties lumineuses et sombres correspondent
à celles du sujet représenté.
Prise de vue : C'est l'action de saisir une image par le biais d'un appareil photographique.
Stéréoscopie : Paire
de vues photographiques prises l'une à côté
de l'autre sous un angle très légèrement
différent et disposées côte à
côte. Bien que vues séparément par
chaque œil dans un viseur stéréoscopique
ou binoculaire, les deux images semblent se combiner
pour donner l'illusion des trois dimensions.
Tirage : Image sur papier obtenue
au moyen de procédés photographiques.
Tirage contact : Tirage obtenu en plaçant le négatif en contact direct avec la surface sensible. Un tirage contact a la même dimension que le négatif.
Virage : Traitement chimique destiné à changer la tonalité ou à améliorer la stabilité d'une photographie. Dans le cas des images argentiques, l'argent est combiné à un autre composé comme l'or, le platine, le sélénium ou le soufre par exemple.
Références
Glossaire des procédés photographiques,
Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa, 1994,
15 pages.
Breuille, J.P., Guillemot, M., Chiesa, P., Dictionnaire
mondial de la photographie des origines à nos
jours, Paris, Larousse, 2001, 736 p.
Frizot, Michel, et.al., Nouvelle histoire de la
photographie, Paris, Bordas, 1994, 775 p.
Poissant, Louise, et. al., Dictionnaire des arts
médiatiques, Sainte-Foy, Presses de l'Université
du Québec, 1997.
Rosenblum, Naomi, Une histoire mondiale de la photographie,
New York, Éditions Abbeville, 1998,
695 p.
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